LE DRUIDISME

Livre : Druidisme, Art et Magie

extrait 2

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Druidisme, Art et Magie

De ce tertre solide, le druide varunien conduisait tel Ogmios par la puissance de ses paroles magiques les initiés vers d’autres contrées de la conscience. Et par sa sagesse et ses enchantements, il conjurait les aspects négatifs et protégeait ainsi les « marcassins » (apprentis druides) des fléaux et des pièges des mondes intermédiaires pour les emmener jusqu’à la lumière du plan sacré, jusqu’à la clairière enchantée, le nemeton, le lieu axial où se rejoignent les mondes.

Ce parcours correspond analogiquement à celui effectué de la maison, représentative du centre de l’univers domestique et social, jusqu’au bois sacré, en traversant des landes, des forêts, des lieux escarpés, parfois peuplés de chimères et de fantômes, d’ours et de loups, d’élémentaux et d’élémentaires, constituant des seuils redoutables pour l’initié non aguerri.

Le monde ou les autres mondes que la volonté et le rêve nous permettent d’atteindre ne sont point explicables par la parole ou la raison, puisque ces facultés ne peuvent que les décrire, et rien en déduire.

Druidisme, Art et Magie

En effet, par les rêves transformés en dédoublements nous retrouvons le paradis perdu des expériences, domaine de la connaissance silencieuse, où la raison ne joue qu’un rôle de garde-fou.

Les druides, dotés de compréhension, apaisaient et stimulaient les facultés intelligentes des initiés en particulier, et de la société celtique en général. Puis lorsqu’ils emmenaient leurs initiés tels des enchanteurs à travers champs et forêts jusqu’à la clairière sacrée, leurs paroles se transformaient alors en mantras, en vibrations, en pensées sonores rythmées, ponctuées de mots colorés de la puissante poésie du temps jadis. Il ne s’agissait plus ici d’une parole explicative au service d’une raison déductive, mais d’une parole qui véhiculait et transmettait les rythmes et les vibrations. Cette parole, tel un rythme sonore, devenait alors semblable à un fleuve vibratoire qui embarquait en ses sillons les initiés vers d’autres contrées de la conscience, vers les sidhe scintillants.


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